La constitution du fonds de la photothèque

Le fonds de la photothèque s'est constitué principalement autour de trois grandes phases :

  1. les clichés réalisés en 1914-1918, dans le cadre de l'inventaire du patrimoine culturel de la Belgique, commencé par l'Occupant ;
  2. les prises de vues effectuées en 1940-1945, à la demande de Stan Leurs (conseiller général pour la conservation des monuments au Commissariat général à la Restauration du Pays) et Joseph Mulz (directeur général des Beaux-Arts) ;
  3. le Répertoire photographique du mobilier des sanctuaires de Belgique, qui couvre le patrimoine complet des églises du pays tout entier ; les photos ont été réalisées entre 1967 et 1984.

Il s'enrichit continuellement grâce aux missions photographiques et aux restaurations réalisées par l'IRPA.

 

L'histoire du fonds de la photothèque

1900 : Création de l'atelier de photographie des Musées royaux d'Art et d'Histoire.image001_06

1920 : Les Musées royaux d'Art et d'Histoire créent le Service de la Documentation belge, qui n'est autre que l'ancêtre de la photothèque...

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les Musées royaux d'Art et d'Histoire possèdent 30 000 clichés dont près de 12 000 achetés à l'Allemagne sur le compte des marks bloqués après la guerre 1914-1918 (notamment des négatifs sur verre 40 x 40 cm).

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1940 : Les Musées royaux d'Art et d'Histoire entament d'urgence un inventaire photographique du patrimoine artistique pour le compte du commissariat général à la Protection aérienne passive.

Ainsi, entre 1941 et 1945, plus de 165 000 clichés sont réalisés. Les prises de vues sont consacrées principalement aux monuments et aux objets d'art religieux antérieurs à 1840, aux édifices civils et religieux, aux musées, aux vitraux anciens déposés, aux cloches d'églises enlevées (à partir de mai 1943), aux œuvres mises à l'abri (chefs-d'œuvre des musées de Bruges, du Musée des Beaux-Arts d'Anvers, du musée Plantin Moretus et du Cabinet des estampes d'Anvers).

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En 1967, inquiets face à la disparition de plus en plus fréquente de biens mobiliers dans les églises à la suite de la modification de la liturgie décidée par le concile Vatican II, les ministres de la culture Pierre Wigny et Renaat van Elslande chargent l'IRPA de réaliser un Répertoire photographique du mobilier des sanctuaires de Belgique. 250 000 prises de vues sont réalisées dans les 222 cantons judiciaires du pays, de façon à inventorier toutes les œuvres présentant un intérêt artistique, historique ou archéologique. Commencé en 1967, l'inventaire nécessitera une dizaine d'années de travail.image007

En outre, des fonds de photographies sont achetés à des photographes privés ou à d'autres institutions pour compléter les collections. Ces fonds - certains remontent parfois au XIXe siècle - sont très précieux pour connaître l'aspect d'un paysage, d'une commune ou l'état d'une construction à une époque ancienne. On peut aussi y découvrir des œuvres ou bâtiments aujourd'hui disparus. La photothèque s'est également enrichie par l'achat de fonds de photographie documentaire d'art. Ce fonds de reportage présente d'autres sujets variés (astronomie, cérémonies, famille royale, flore, folklore, sports, véhicules...).

L'IRPA effectue parfois des missions à l'étranger pour photographier des œuvres majeures d'art belge.

En 1990, les ateliers photographiques commencent les prises de vues en couleur.image014

 

Depuis 2000, l'Institut effectue des prises de vues numériques. Les collections photographiques sont en cours de numérisation et une photothèque en ligne, qui reprend actuellement environ les deux tiers des archives photographiques, est ouverte sur la banque de données BALaT.

La photothèque ne cesse de s'enrichir. En 2008, le million de photos est atteint!