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Verres antiques du Musée L : restauration et recherches typo-chronologiques

À la demande du Musée L de Louvain-la-Neuve, l’IRPA achève la restauration d’une collection unique de verres antiques. Grâce à des analyses chimiques et des recherches typo-chronologiques, les spécialistes étudient aussi l’origine de certaines pièces d’exception. La mission confiée à l’IRPA s’est tout récemment étendue à la rédaction d’un catalogue de la collection.

Opdrachtgever

Musée L de l’Université Catholique de Louvain

Period
2014-aujourd’hui
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Géraldine Bussienne

Collection du Musée L

Le Musée L de Louvain-la-Neuve abrite une centaine de verres antiques issus du Fonds Mayence et de l’ancien Musée biblique de la KU Leuven. Le premier lot résulte d’une donation de Fernand Mayence (1879-1959), professeur d’archéologie antique à l’UCL, qui a probablement collecté ces pièces lors de ses fouilles en Syrie.

À la suite d’une visite d’évaluation de l’état des verres en août 2014, il est apparu que l’ensemble de la collection nécessitait un traitement de conservation-restauration d’urgence. Le musée a donc décidé de confier ce travail à l’IRPA. Une cinquantaine de pièces relativement bien conservées ont bénéficié d’un nettoyage et d’une consolidation de surface. Les autres exemplaires de la collection étaient en moins bon état et nécessitaient une intervention plus importante. Ils ont été restaurés, nettoyés, consolidés, remontés à partir de collages souvent complexes et quelque fois-même montés sur socle. Un dernier lot d’une dizaine d’exemplaires doit encore être traité.

Origine principalement proche-orientale

L’atelier verre de l’IRPA a également été chargé de documenter et d’étudier cette collection dans la perspective d’un catalogue (version française et anglaise). À cette fin, des centaines de clichés et quelques radiographies ont été réalisés. À ce jour, les recherches révèlent qu’à côté de rares verres précoces moulés, la plupart d’entre eux sont soufflés et en grande partie d’origine proche-orientale (Syrie-Palestine). D’autres proviennent d’Égypte ou du monde romain d’occident. La fourchette chronologique s’étend de la fin de la période hellénistique (Ier siècle av. J.-C.) au début de l’époque islamique (IXe siècle apr. J.-C.)

L’identification de toute la collection s’avère être un défi de taille. L’IRPA a sélectionné quelques pièces uniques pour les soumettre à des recherches plus approfondies. Citons, par exemple, le rarissime petit balsamaire bicolore « émeraude-rubis », dont la composition chimique très particulière a permis de le dater de l’époque islamique. Un autre objet, un flacon en forme de cône de cèdre en verre mauve, est en cours d’analyse par le laboratoire des Verres de l’IRPA.

Catalogue

Les résultats des recherches paraîtront dans le Catalogue des verres du Musée L pris en charge par Chantal Fontaine. Par ailleurs, le musée envisage aussi de monter une exposition entièrement consacrée à la restauration des verres.

L’Autoportrait de Rubens à la loupe

Vous pouvez admirer l’Autoportrait de Rubens à la Maison Rubens, où se situait autrefois l’atelier du maître anversois. En 2017, l’IRPA s’est vu confier la mission d’étudier et de conserver-restaurer l’œuvre. Un véritable honneur et un défi de taille.

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