Le patrimoine sous eaux
Nous sommes tous profondément bouleversés par les terribles inondations qui ont frappé notre pays. Nos pensées vont d’abord vers les victimes et leurs familles. Outre l’indicible souffrance humaine, de nombreux musées, monuments et sites patrimoniaux ont également été sévèrement touchés par cette catastrophe.
Le Bouclier Bleu Belge ‒ l’équivalent de la Croix-Rouge pour le patrimoine ‒ coordonne les opérations de sauvetage des œuvres menées à l’échelle nationale, en étroite collaboration avec les autorités publiques, l’IRPA et d’autres centres d’expertise au niveau des entités fédérées.
Grâce à leur expertise en matière de conservation préventive et leurs connaissances sur les besoins matériels des œuvres d’art et des monuments, nos collègues sont, depuis quelques jours, à pied d’œuvre sur plusieurs sites sinistrés. Avec d’autres spécialistes volontaires, ils donnent des conseils sur les soins d'urgence à apporter au patrimoine. En outre, ils collectent activement des informations afin de dresser un état des lieux des dommages subis et de faire le point sur les moyens disponibles à mettre en œuvre sur les sites les plus lourdement touchés.
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L’IRPA étudie la plus ancienne cloche de Flandre
Au sein du béguinage brugeois, une cloche de bronze reposait depuis plusieurs décennies, couverte par de hautes herbes. Cette cloche s’avère plus ancienne que ce que l’on pensait, car à la suite d’analyses menées par le Laboratoire des métaux de l’IRPA, la responsable du laboratoire, Helena Wouters, a pu révéler un résultat plus que surprenant.
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Il y a cent ans, de graves inondations ont frappé la Belgique, causant des pertes humaines et d’importants dégâts matériels, laissant une marque durable dans l’histoire du pays. L’article propose de revenir sur cet événement en analysant ses causes, ses conséquences et les élans de solidarité qu’il a suscités. Il s’appuie sur des sources variées, notamment des journaux d’époque, les données de l’Institut royal météorologique et les archives photographiques de l’IRPA. Certaines photos n’étant ni datées ni localisées, le public est invité à contribuer à leur identification et à partager ses propres témoignages.