Une magnifique polychromie retrouvée
Le retable en provenance de l’église San Nazaro Maggiore, à Milan, et attribué au sculpteur bruxellois Jan II Borman, retrouve sa magnifique polychromie d'origine grâce aux équipes de l’IRPA.
Le magnifique retable bruxellois du XVe siècle et provenant de l’église de San Nazaro Maggiore, à Milan, était recouvert d'un épais vernis brun foncé qui masquait toutes les parties colorées de sa polychromie d'origine. En 2017, notre équipe de l'Atelier des sculptures en bois polychromé avait réalisé une étude qui laissait à penser que cette scène de l'adoration des Mages cachait une riche polychromie. "Quelle belle surprise pour toute l'équipe", raconte Emmanuelle Mercier, responsable de l'atelier : "le nettoyage, actuellement en cours, permet aujourd'hui de découvrir des détails spectaculaires, tel un sol carrelé en perspective qui donne de la profondeur à la scène, le décor de brocard appliqué qui imite de riches textiles brodés d'or ou de délicats motifs dorés sur fond bleu azur. C'est ainsi toute la variété des techniques du 15e qui s'offre à nous et bientôt au public milanais."
Une fois le nettoyage terminé, il faudra déterminer la méthode de retouche. Celles-ci seront minimalistes, car il y a peu de lacunes. La polychromie est en effet bien conservée. Ce projet est soutenu par la Fondation Périer-D’Ieteren, la Fondation Roi Baudouin, les fonds René et Karin Jonckheere et Jean-Jacques Comhaire et la banque Intesa San Paolo.
Découvrez ce projet lors de nos journées portes ouvertes le 2 mars 2023.
Plus de nouvelles de l'IRPA
Cinq ans après les inondations de juillet 2021 : renforcer la résilience du patrimoine culturel en Belgique
Il y a cinq ans, les inondations de juillet 2021 frappaient durement l'Europe de l'Ouest, y compris la Belgique. Au-delà des pertes humaines et matérielles, cette catastrophe a également mis en lumière la vulnérabilité de notre patrimoine culturel face aux crises majeures.
En creux : et si les vides racontaient une autre histoire ?
À la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule, la Chaire de Vérité, joyau baroque blessé par le temps, fait l’objet d’un projet inédit : En creux. Artistes, étudiant·e·s, restaurateur·rice·s du patrimoine et scientifiques croisent leurs regards pour réinventer la mémoire des formes disparues.