Continuer vers le contenu

L'Agneau mystique révèle son plus grand secret : la contribution précise d'Hubert et de Jan van Eyck

Depuis la découverte, en 1832, d'une inscription sur le cadre du retable de l'Agneau mystique, le personnage d'Hubert van Eyck fascine de nombreuses générations d'historiens de l'art et d'amateurs d'art. En effet, le frère aîné de Jan est entouré de mystère : nous savons qu'il est mort en 1426, mais sa contribution dans l'Agneau mystique restait jusqu'à ce jour une énigme. De plus, il n'existe aucune autre peinture connue de sa main.

En collaboration avec l'Université d'Anvers, notre équipe de restauration interdisciplinaire a percé ce mystère. Grâce à de nombreuses techniques de recherche et des centaines d'heures d'examen visuel pratiqué lors la restauration de l'oeuvre, ils sont parvenus à déterminer la contribution d'Hubert van Eyck. Ils ont ainsi découvert qu'il a peint de grandes parties du panneau central et des panneaux latéraux.

Jan van Eyck les a ensuite surpeintes, probablement après la mort de son frère. Il a toutefois conservé quelques visages réalisés par Hubert. Ceux-ci nous donnent un premier aperçu du style d'Hubert van Eyck, qui n'égale pas le réalisme magistral de son jeune frère. Avec ces visages comme point de départ, nous pouvons maintenant partir en quête d'autres peintures de la main d'Hubert.

Source des images : Sint-Baafskathedraal Gent, www.artinflanders.be, photos KIK-IRPA

Plus de nouvelles de l'IRPA

11 02 ts reorgcoachguidecover resized

Devenez coach RE-ORG et formez des équipes à RE-ORGaniser elles-mêmes leurs réserves muséales !

26.11.2021

À l’occasion du 10e anniversaire de la méthode RE-ORG, l’ICCROM et l’ICC ont publié le guide Devenir coach RE-ORG : Guide pratique pour planifier et animer un atelier de mise en œuvre de réorganisation des réserves.

En savoir plus
X146225 web

La Crucifixion, le tableau volé de la collégiale Sainte-Waudru de Mons

16.11.2021

Très prisées par les amateurs d’art ‒ et malheureusement aussi par les voleurs, certaines œuvres disparaissent complètement de la circulation avant de refaire surface, parfois des dizaines d’années plus tard. C’est ainsi qu’en 2017, la Crucifixion, un tableau d’un maniériste anversois datant du début du XVIe siècle dérobé à la collégiale Sainte-Waudru de Mons en 1980, a été retrouvée par hasard en Italie à la suite d’une arrestation, soit 37 ans après sa disparition.

En savoir plus