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La chaire de vérité de la cathédrale de Bruxelles

Cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, Bruxelles

1619

De la manière la plus forte, la plus tendre et la plus spirituelle

Difficile de rester indifférent face à cette œuvre du sculpteur anversois Hendrik Frans Verbrugghen (1654-1725). La chaire à prêcher a même ébloui Victor Hugo (1802-1885) qui, après une visite à la cathédrale de Bruxelles, la décrit dans une lettre à sa femme : C’est la création tout entière, c’est toute la philosophie, c’est toute la poésie, figurée par un arbre énorme qui porte dans ses rameaux une chaire, dans ses feuillages tout un monde d’oiseaux et d’animaux, à sa base Adam et Eve chassés par l’ange triste et suivis par la mort joyeuse et séparés par la queue du serpent, à son sommet la croix, la Vierge, l’Enfant Jésus et sous le pied de l’enfant la tête du serpent écrasée. Tout ce poème est sculpté et ciselé à plein chêne de la manière la plus forte, la plus tendre et la plus spirituelle.

L'homélie

Aujourd'hui, une chaire est rarement utilisée. Mais jusqu'aux réformes du culte catholique dans les années 1960, ce meuble avait une fonction importante lors des célébrations eucharistiques. C'est depuis la chaire qu'un prêtre ou un diacre récitait l'homélie ou le "sermon". On y expose les lectures de la Bible qui ont été faites plus tôt au cours de la célébration de la messe. C'était la seule partie de la célébration qui se faisait en langue vernaculaire.

De Louvain à Bruxelles

La chaire a été fabriquée entre 1695 et 1699 pour l'église des Jésuites à Louvain, l'actuelle église Saint-Michel. Après la dissolution de l'ordre des Jésuites, le meuble a été échangé contre celui de la collégiale des Saints Michel et Gudule, aujourd'hui la cathédrale, en 1776. La stabilité de ce meuble très spécial était un défi, étant donné ses dimensions, près de 7 mètres de haut, et le fait qu'il se tenait libre et ne s'appuyait sur aucune partie, comme c'est habituellement le cas.

Résine de Benjoin

Aujourd’hui l'une des plus anciennes conservées en Belgique, son aspect très sombre compromet l'appréciation de sa qualité exceptionnelle. L'étude réalisée par les experts de l’IRPA a montré la faisabilité d'un retour à l'aspect d'origine, beaucoup plus clair, avec sa finition très particulière en résine de Benjoin. L’étude de l’œuvre permettra également d’en savoir davantage sur ce chef-d’œuvre de la sculpture baroque belge.

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